Allongé sur ce lit, les genoux recroquevillés sur ma poitrine je recherche un soupçon de force en moi. Je me sens vide, si vide. Une moitié de moi est partie à des kilomètres. La douleur est intense. Je suis à l'agonie. Je suis incapable de bouger. Je préfèrerais la mort à cette douleur. Je l'imagine, j'aimerai être à ses cotés. Dans ce monde imaginaire, je sens ses bras m'enlacer et je m'entend dire ses mots que je ne prononcerais réellement jamais. Je me sens si bien à ses côtés. Tout m'a l'air si réelle. D'ailleurs je me réveille avec une douleur enfoui comme si tout était vraiment arrivé.. Mais il ne me faut que quelques minutes pour réaliser que tu n'étais pas là. Que tout cela n'était qu'éphémère puis la douleur, moins intense mais, toujours là reprend, reprend jusqu'au moment de la réception de ces mots. Un sourire apparaît sur mon visage et la joie survient au plus profond de moi. Je reste déçu de t'avoir raté mais heureuse d'avoir reçu un signe de vie. Mon inquiétude est certes extrême. Mais au moins on ne peut pas douter que je t'aime.
